Ulysse et Polyphème

von Christophe Berens | 23/10/2026 | Zësummen

Cyril a rapporté à l’école le livre « Le Cyclope » de Soledad Bravi (Bibliographie de Soledad Bravi) et a choisi d’illustrer la scène dans laquelle Ulysse découvre le grand tronc d’arbre dans la grotte de Polyphème, qui deviendra par la suite, comme le veut l’histoire, son ultime arme. Ensuite, avec Gaspard, les enfants ont rédigé le passage emblématique de l‘Odyssée d’Homère.

Dans les extraits de la collaboration entre Cyril et Gaspard, nous observons des échanges portant tant sur le contenu que sur la forme langagière.

Des liens linguistiques et pragmatiques se tissent. Ainsi, Cyril reconnaît et repère le « y » (i-grec) présent dans son nom et dans celui d’Ulysse.

Gaspard prend son rôle d’expert au sérieux et, étant donné les responsabilités qu’il assume, explique à Cyril l’importance de la cédille et des signes de ponctuation, le tout dans un contexte langagier commun et, de ce fait, authentique.

 

La communication entre Cyril et Gaspard illustre clairement ce que Bakhtine qualifie de « responsive understanding » : nous adaptons sans cesse notre discours à notre interlocuteur en nous mettant à sa place et en adoptant sa perspective (Sketchblog du 7 mars 2026). Gaspard montre clairement à Cyril que le rôle d’expert implique également la nécessité d’accepter les incertitudes en demandant de l’aide.